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Nice: des habitants du quartier du Parc impérial protestent contre l'installation d'un centre de réinsertion

BFM Côte d’Azur Élisa Proficet avec Alicia Foricher
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Une quarantaine d'habitants du quartier du Parc impérial à Nice se sont réunis ce mardi 16 juillet, pour protester contre l'installation d'un centre de réinsertion pour jeunes suivis par la justice. Les habitants ne se sentent pas suffisamment informés et se disent inquiets pour leur sécurité.

"Non à l'installation d'une structure d'accueil des jeunes suivis par la justice". À Nice, une quarantaine d'habitants du quartier du Parc impérial se sont réunis ce mardi 16 juillet boulevard du Tzarewitch, pour protester contre l'installation d'un centre de réinsertion pour jeunes en réinsertion, suivis par la justice.

Ce centre devrait ouvrir ses portes en septembre prochain, dans un local situé au rez-de-chaussée d'un immeuble du quartier. Les habitants sont inquiets pour leur sécurité notamment en raison d'un accès direct entre le local et le hall de l'immeuble.

"Bien évidemment quand il y a quelque chose qui s'installe, les riverains sont extrêmement vigilants. Aujourd'hui la sécurité prime, on ne veut pas être embêtés, on est tous là pour habiter dans un coin calme, on veut que ce coin calme persiste", explique Eric Fouzari, président du comité de quartier Parc impérial - Gambetta, au micro de BFM Nice Côte d'Azur.

Des habitants songent à vendre leur appartement

Les habitants craignent pour leur sécurité. "On ne va pas dire que ces jeunes en réinsertion vont être là pour mettre le bazar, on n'en sait rien. Mais objectivement ils ont des copains donc ils vont être accompagnés à un moment donné", poursuit Eric Fouzari.

Pour Perrine, qui vit dans le quartier depuis cinq ans, cette situation est "très inquiétante". "C'est même scandaleux qu'il y ait ce genre de centre qui vienne ouvrir dans notre quartier parce qu'on est un quartier calme et on ne veut pas que la sécurité se dégrade au sein de notre quartier", indique-t-elle.

Elle songe même à vendre son bien immobilier. "Si ce projet aboutit moi je vends l'appartement. Je préfère vendre plutôt que vivre dans un quartier avec de l'insécurité, avec des délinquants, des trafics qui se développent", confie-t-elle.

Ce que demandent les riverains c'est que le bail de location soit annulé et que le centre de réinsertion soit déplacé. Depuis le début du mois, les habitants du quartier organisent des réunions et des campagnes d'affichages pour dénoncer ce projet.