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Mort d'Ermelindo à Nice: Bastien G. condamné à 30 ans de prison ferme

BFM Côte d’Azur Manon Aversa avec Astrid Bergere
Ermelindo, surnommé Koudou, est mort par balle dans le quartier de Las Planas, le 24 décembre 2021.

Ermelindo, surnommé Koudou, est mort par balle dans le quartier de Las Planas, le 24 décembre 2021. - BFM Nice

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Bastien. G a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises des Alpes-Maritimes ce jeudi 13 novembre 2025, pour le meurtre d'Ermelindo, 24 ans, le 24 décembre 2021 dans le quartier de Las Planas à Nice.

Bastien G., jugé pour le meurtre d'Ermelindo le 24 décembre 2021 à Nice a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises des Alpes-Maritimes, ce jeudi 13 novembre 2025.

Ermelindo avait été tué la nuit de Noël, alors qu'il tentait d'arrêter les auteurs d'un règlement de compte. Ce soir-là, trois membres d'un commando essayent d'enlever un homme, mais ce dernier prend la fuite. Alors qu'une chasse s'engage, des coups de feu sont tirés: Ermelindo, qui n'avait rien à voir avec ces hommes-là, est touché en plein coeur et meurt.

La mort du jeune homme avait largement affecté tout le quartier de Las Planas, où il résidait depuis toujours. Amis, famille et habitants du coin s'étaient réunis lors d'une grande marche blanche le 2 janvier 2022.

"Comme un étranger à son procès"

Bastien G., qui nie les faits, a donc été reconnu coupable d'être l'auteur de ce tir mortel. Un autre membre du commando, Yoann L., a lui été condamné à 8 ans de prison pour association de malfaiteurs. La troisième personne mise en cause est, elle, toujours en fuite.

Durant tout le procès, qui a commencé le 3 novembre, le principal accusé s'est montré distant.

"On a le sentiment que l'accusé principal assiste comme un étranger à son procès, il semble extérieur à toute espèce d'émotion. Il a l'air totalement passif, sans aucune empathie pour qui que ce soit, ce qui est navrant pour les parties civiles", a notamment déclaré maître Adrien Verrier, avocat de la partie civile, à BFM Nice Côte d'Azur, mercredi.

Les proches d'Ermelindo sont venus, mercredi à l'audience, avec un portait du jeune homme, alors qu'ils devaient prendre la parole. Sa tante, devenue sa tutrice alors qu'il n'avait que deux ans, a décrit un enfant "facile" et "qui avait toute la vie devant lui". Elle a confié n'avoir toujours pas fait son deuil.