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Monaco veut interdire la vente de puffs face au risque de dépendance chez les jeunes

BFM Côte d’Azur Alixan Lavorel
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Le gouvernement de la principauté monégasque envisage l'interdiction des puffs, ces cigarettes électroniques parfumées. Si la loi est adoptée, elle devrait être appliquée dans les six mois.

La principauté veut durcir le ton face aux puffs. Le gouvernement de Monaco souhaite interdire sur son territoire la vente de ces cigarettes électroniques jetables aux goûts sucrés: marshmallow, pomme glacée, fraise...

Prisé par les plus jeunes, elles représentent un risque pour leur santé, justifie le gouvernement monégasque.

"La problématique de la puff, c'est qu'elle contient un fort taux de nicotine. Elle va induire une dépendance chez les jeunes, à la fois dans le geste du vapotage mais également du fait du contenu en nicotine", explique Christophe Robino, ministre monégasque des Affaires sociales et de la Santé.

"Le risque chez les jeunes qui utilisent la puff c'est de passer [d'une consommation] peu fréquente à un tabagisme actif", poursuit ce dernier sur notre antenne.

Une interdiction bien accueillie

Parmi les Monégasques, l'idée d'une telle interdiction est bien accueillie, même parmi les consommateurs de cigarettes électroniques. "Tout ce qui est une interdiction qui va, à la finalité, au bien-être de tout le monde, je suis pour", explique Meriem.

"C'est super sucré, donc je pense qu'un adolescent le prend moins comme 'oh je fume', qu'une vraie cigarette", avance Laurine, au micro de BFM Nice Côte d'Azur.

Même son de cloche du côté des buralistes, même si les puffs représentent une bonne partie des ventes des cigarettes électroniques sur le Rocher. Elles sont "aimées par tout le monde, pas seulement les jeunes. Ce sont beaucoup d'adultes parce qu'ils ont des parfums", explique Claudia Nagari, gérante du bureau de tabac La Gitane.

Le texte de loi sera examiné en Conseil des ministres dans les prochains jours, avant d'être soumis au Conseil d'État. Si la loi est adoptée, elle doit alors être appliquée dans les six mois.

En France, l'Assemblée nationale et le Sénat sont tombés d'accord pour interdire les "puffs" en mars dernier. Le gouvernement avait fait savoir dans la foulée sa décision de notifier la Commission européenne, qui a six mois pour valider ou rejeter cette législation, conformément à la directive européenne du 3 avril 2014 dite "tabac".