L’enseignant de maternelle qui était accusé d’abus sexuels à Saint-Laurent-du-Var reprend ses fonctions lundi

Un élève en maternelle (image d'illustration). - ANNE-CHRISTINE POUJOULAT
L'enseignant de maternelle qui était accusé d'"abus sexuels" à Saint-Laurent-du-Var (Alpes-Maritimes) sur des enfants, va reprendre ses fonctions lundi 3 novembre, a appris BFMTV auprès du rectorat ce mercredi 29 octobre.
Le dépôt de plaintes avait été effectué le 1er octobre par deux familles contre ce professeur, mais la procédure a finalement été classée "sans suite".
"L’enquête judiciaire n’a révélé aucune charge susceptible de laisser soupçonner la réalité des faits rapportés. Nous restons pleinement mobilisés pour garantir le bien-être et la sécurité de tous les élèves", avait écrit le rectorat dans un communiqué.
Une troisième plainte va être déposée
Le rectorat précise dans un nouveau communiqué que les deux enfants qui avaient accusé l'enseignant de violences sexuelles vont changer d'école. Les parents n'ont toutefois pas demandé le transfert.
"C'est, entre autres, un sentiment de punition pour ces enfants qui envahit leurs parents. La rentrée scolaire se fera donc dans l'établissement concerné avec d'ores et déjà deux élèves en moins et, à priori, avec les forces de police devant les grilles pour que le calme reste de mise", expliquent les avocats Me Romain Guerinot et Me Audrey Giordan.
Contactée par BFMTV, une avocate des familles indique qu'une troisième plainte va être déposée, et une quatrième est en cours de réflexion. L’avocate va par ailleurs recevoir les trois familles jeudi 30 octobre à 14 heures dans son cabinet.
"Il convient de préciser qu'une troisième famille s'était pourtant manifestée avec des éléments similaires", expliquent les avocats. Et pour cause, un "enfant a verbalisé des 'attouchements aux fesses' et des 'chatouilles' aux parties intimes", rapportent les avocats.
"Là encore, cela est apparu insuffisant par les personnes en charge de cette enquête. Les parents de cet enfant ont été auditionnés, la policière leur précisant qu’à son sens l’audition ne dépasserait pas vingt minutes", ont également précisé les avocats.













