Immigration: le préfet des Alpes-Maritimes mise sur une augmentation des expulsions en 2025

Il se félicite du bilan de l'année 2024 et veut aller plus loin en 2025. Le préfet des Alpes-Maritimes a présenté les chiffres de l'immigration dans le département ce mardi 11 février à l'occasion d'une conférence de presse.
"Nous n'avons pas attendu la circulaire du ministre de l’Intérieur pour limiter l’immigration irrégulière", a assuré Hugues Moutouh, en référence au texte de Bruno Retailleau qui veut faire de la régularisation une "exception".
Sur les 2.400 demandes de régularisation étudiées, seulement 127 ont été accordées en 2024, soit 5%. La plupart pour des raisons familliales (86), beaucoup moins pour motif professionnel (36) ou une situation humanitaire (3).
Pour le cas des demandes de régularisation liées à une recherche d'emploi, le préfet veut donner la priorité aux Français ou aux étrangers en règle.
"Il faut d'abord traiter la question du surchômage des étrangers qui proviennent de pays hors Union européenne dans notre pays. On voit que leur taux de chomage est deux fois supérieur à la moyenne nationale donc avant de régulariser pour un travail un étranger en situation irrégulière, proposons un travail aux demandeurs d'emploi étrangers (réguliers)", a-t-il déclaré devant la presse.
Les expulsions en hausse de 41%
En ce qui concerne les expulsions, elles ont fortement augmenté. 486 départs, dont 12 personnes signalées comme radicalisées, ont été comptabilisés, soit une hausse de 41% entre 2023 et 2024. Pour la nouvelle année, le préfet se fixe un nouvel objectif de 600 expulsions.
Pour cela, Hugues Moutouh espère la création rapide d'un nouveau centre de rétention administrative. "Aujourd'hui on a un petit centre de 40 places, on a besoin d'un centre moderne de 140 places, quand on a un département frontalier et aussi sensible et important que celui des Alpes-Maritimes, on se doit d'avoir un centre de rétention", a-t-il estimé avant de préciser: "les missions d'études sont à l'oeuvre pour trouver le meilleur terrain".
Depuis le début de l'année, 48 personnes ont déjà été expulsées du territoire, soit 54% de plus que l'année dernière à la même période. Mais le préfet craint une hausse des passages à la frontière en lien avec l'augmentation de 80% des débarquements en Italie.













