Gendarme tué à Mougins: le suspect affirme avoir percuté "involontairement" le militaire
L'adjudant Éric Comyn, gendarme tué après un refus d'obtempérer sur l'A8 près de Mougins le 26 août 2024 - Gendarmerie Nationale
Lors de son audition, l'homme suspecté d'avoir mortellement percuté un gendarme à Mougins a indiqué l'avoir fait "involontairement" et "pris de panique, avoir quitté les lieux", indique le procureur de la République de Grasse dans un communiqué mercredi 28 août.
"Il affirme n’avoir pas vu le gendarme sur la chaussée", ajoute le procureur dans son communiqué.
Placement en détention provisoire requis
Sa garde à vue va être levée ce mercredi après-midi pour le déférer au parquet en vue de "l’ouverture d’une information judiciaire des chefs de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique, infraction passible de la réclusion criminelle à perpétuité, et de refus d’obtempérer".
Le parquet requiert son placement en détention provisoire. L'examen psychiatrique réalisé lors de la garde à vue a conclu à "son entière responsabilité pénale".
Plusieurs cérémonies d'hommages se sont tenues ce mercredi 28 août dans les Alpes-Maritimes pour rendre hommage à l'adjudant Comyn, mortellement percuté par un chauffard récidiviste lundi soir lors d'un refus d'obtempérer. Sa veuve a notamment pris la parole.
"Je remercie ma tendre France d'avoir tué mon époux", a-t-elle déclaré. La mère de famille a particulièrement ciblé le profil du chauffard qui est un multirécidiviste, connu pour des infractions routières. "La France a tué mon mari par son laxisme, par son insuffisance et son excès de tolérance", a-t-elle déclaré, la voix tremblante.













