Cirque Zavatta à Nice: la métropole saisit la justice et demande l'expulsion des circassiens sous 48h

C'est un bras de fer judiciaire qui se profile. Après la plainte de la ville de Nice concernant l'installation "illégale" du cirque Zavatta sur un terrain appartenant à la métropole, cette dernière a saisi la justice pour demander l'expulsion des circassiens sous 48h.
"Tous les clients qui se rendraient de manière illégale sur un terrain public pourraient aussi être incriminés", déclare Anthony Borré, premier adjoint au maire de Nice et vice-président de la métropole, au micro de BFM Nice Côte d'Azur. "Donc j'en appelle à la vigilance de chacun. Ce cirque est illégal, il n'est pas autorisé par la ville, il n'est pas autorisé par les politiques publiques."
Le cirque maintient son spectacle
Malgré la perspective de poursuites judiciaires, le cirque a continué son installation sur le terrain occupé. Les structures pour les animaux ont été dressées, presque tout est prêt pour la représentation toujours prévue samedi 4 mars.
Après avoir reçu la visite de Christian Estrosi, maire de Nice, qui leur a demandé lundi de quitter les lieux, les circassiens affirment n'avoir pas encore eu de nouvelles de la préfecture, des huissiers ou de la métropole.
Ils expliquent envoyer des courriers aux maires du département depuis le mois de septembre, dans l'espoir de trouver un terrain qui pourrait les accueillir. "Je n'ai pas trop de réponse vis-à-vis de l'avenir du cirque aujourd'hui sur le terrain. On ne sait pas ce qu'il va [se passer] dans les heures, demain ou après-demain", déclare John Zavatta, responsable du cirque.
One Voice soutient Estrosi
L'association One Voice, qui se mobilise couramment contre les cirques itinérants présentant des animaux dans leur spectacle, félicite quant à elle la ville et la métropole de s'opposer aux circassiens.
"Nous souhaitons apporter notre soutien à monsieur Estrosi, maire de la ville de Nice, et nous tenons à la remercier pour son action et son engagement en faveur des animaux", déclare Corrine Bouvot, référente de l'association dans les Alpes-Maritimes, invitée ce mardi soir sur le plateau de BFM Nice Côte d'Azur.
L'association estime qu'il ne faut pas que les circassiens "s'étonnent" d'être confrontés au refus des maires maralpins. "Depuis longtemps maintenant, ils s'installent de manière un petit peu particulière sur de nombreuses communes: Valbonne, Vallauris, Juan-les-Pins, dernièrement à Cannes."
Une "honte" pour la condition animale
La municipalité de Nice avait refusé l'installation du cirque sur son territoire en raison de la présence d'animaux dans son spectacle. "Transporter un hippopotame dans du matériel comme ça, c'est honteux", avait déclaré Christian Estrosi hier aux circassiens. "La manière dont vous traitez la condition animale, vous êtes une honte."
La ville dit avoir voulu devancer la loi qui prendra effet en 2028, interdisant les cirques itinérants avec des animaux.
"Il faut désormais penser à se réinventer, et il faut commencer à envisager d'autres solutions et d'autres spectacles qu'avec l'exploitation des animaux", estime One Voice.
De leur côté, les responsables du cirque ont toujours réfuté les accusations de maltraitance animale, assurant avoir reçu des inspections vétérinaires où "tout s'est bien passé".
Aujourd'hui, les circassiens demandent l'intervention du préfet des Alpes-Maritimes, Bernard Gonzalez, afin de trouver une solution qui conviendrait à toutes les parties impliquées.













