Cagnes-sur-Mer: le député du RN Bryan Masson dénonce un projet de mosquée à proximité de lycées

L'entrée de la Grande mosquée de Paris. (Photo d'illustration) - Lionel Bonaventure - AFP
Bryan Masson dénonce un projet "inconscient". Le député du Rassemblement national des Alpes-Maritimes a écrit ce vendredi 31 janvier au ministre de l'Intérieur pour l'informer de "l'inquiétude" des habitants de Cagnes-sur-Mer concernant la construction d'une mosquée dans la commune.
Un terrain appartenant à un particulier a été acheté par ce lundi 27 janvier par l'Organisation des musulmans de Cagnes-sur-Mer afin d'y faire construire un nouveau lieu de culte, selon Nice-Matin.
Ce qui inquiète l'élu du Rassemblement national, c'est l'emplacement de cette nouvelle mosquée, qui sera "à proximité des lycées Auguste Renoir, Auguste Escoffier, du futur campus universitaire".
"Alors que le prosélytisme religieux croît dangereusement, il est inconscient d’implanter cette mosquée à deux pas de deux lycées", écrit-il dans un communiqué de presse.
Interrogé à ce sujet par Nice-Matin, Jean-Marc Haddad, adjoint au maire en charge des Cultes, explique que c'est aussi le cas pour les autres lieux de culte.
"Il y a des établissements scolaires à côté des autres lieux de culte. À côté de la synagogue, il y a l’école de la Pinède. À côté de l’église évangélique, il y a l’école Jules-Ferry. Et à côté de la salle de prière musulmane actuelle, il y a l’école des Canebiers. Et cela ne pose aucun problème", assure-t-il.
Vers une "aggravation" des difficultés de stationnement?
Bryan Masson appelle aussi Bruno Retailleau à se pencher sur la provenance des fonds qui vont permettre sa construction, "notamment en ce qui concerne l’origine des financements étrangers, afin d’éviter toute ingérence extérieure contraire aux principes républicains et à l’ordre public", et alerte dans son communiqué sur "l'exposition des Cagnois à la diffusion d'une pratique radicale de l'islam".
Aussi, il rappelle que les habitants du quartier de la future mosquée sont "déjà excédés par les difficultés liées au stationnement, aux travaux et à la circulation" et estime que cette situation pourrait "s'aggraver" quand le lieu de culte accueillera jusqu'à 2.300 personnes.
"Il fallait bien que la communauté musulmane trouve une solution", se défend Jean-Marc Haddad chez nos confrères. "La politique est la même pour tous les cultes. La communauté musulmane était la seule à avoir un local qui ne pouvait pas accueillir l’ensemble des fidèles dignement".













