Antibes: des rapaces pour effrayer les perruches qui envahissent le centre-ville

Elles sont certes plus jolies que les pigeons, mais elles représentent tout de même une nuisance pour les Antibois. Depuis quelques temps, les perruches à collier envahissent matin et soir la place du Général de Gaulle. Chaque jour, elles arrivent en colonie, entre 400 et 500 perruches, et s'installent dans les platanes qui entourent la place.
"C'est vrai que ça cause énormément de nuisances sur la place", confie une habitante à BFM Nice Côte d'Azur. "Du coup, on ne peut pas se mettre sous les platanes, quand on marche, il faut faire très attention."
Un fauconnier pour chasser les perruches
Pour les habitants, la situation ne peut plus durer, et pas seulement à cause du bruit, mais aussi pour une question de salubrité, explique Jean-Baptiste Demaugé, responsable de la propreté urbaine à la mairie d'Antibes.
"Maintenant, passer par cette place au lever et au coucher du soleil, c'est aussi prendre le risque de se retrouver avec des déjections de perruches."
Alors pour faire la chasse aux perruches, la mairie a fait appel à Cédric Toubas, fauconnier. Depuis le début de la semaine, il passe chaque soir sur la place avec sa buse pour faire fuir les perruches. "La buse monte de branche en branche pour aller dans la cime des arbres, et quand elle est assez près des perruches, elle lance des attaques."
Le dispositif se révèle plutôt efficace, car même si les perruches reviennent encore sur la place le matin et le soir, elles sont toutefois moins nombreuses.
Elles s'imposent face aux autres oiseaux
Le problème du nombre grandissant de perruches dans les villes du Sud n'est pas récent. Cela fait déjà plusieurs années que des villes de la côte se trouvent envahies par cet oiseau, pourtant originaire de zones tropicales.
Il a probablement été ramené dans la région en tant qu'animal de compagnie, avant d'être relâché -volontairement ou par accident- dans la nature, où il a fini par se reproduire.
Aujourd'hui, les perruches sont de plus en plus nombreuses dans la région. Elles aiment le climat tempéré de la Côte d'Azur, en particulier les centres-villes, où il fait le plus chaud. Elles trouvent notamment leur confort dans les jardins de particuliers, où elles se servent dans les mangeoires à oiseaux.
Et une fois bien nourries, elles n'ont aucun mal à s'imposer face aux pigeons et autres oiseaux présents dans les centre-villes. D'une part parce qu'elles sont plus grandes que les autres espèces -elles mesurent autour de 40 centimètres- mais aussi parce qu'elles vivent en groupe.
Malgré l'intervention de la mairie d'Antibes, le problème des perruches pourrait encore durer, d'autant plus que cet oiseau peut vivre jusqu'à quarante ans.













