Alpes-Maritimes: le rapace, tombé sur la terrasse d'un restaurant, soigné à Saint-Cézaire-sur-Siagne

C'est l'heure du rétablissement, pour le jeune rapace tombé jeudi 10 octobre sur la terrasse d'un restaurant à Antibes. Ce circaète Jean-le-Blanc a intégré le centre de soins de Saint-Cézaire-sur-Siagne. Après sa chute de plusieurs mètres, Patrick Castellano, retraité et passionné de volatiles, l'a recueilli.
Pour lui, il était impossible de le laisser dans cet état. Il a placé le rapace dans une cage adaptée et il lui demande régulièrement de s'accrocher.
"Il faut que tu te nourrisses mon vieux", demande-t-il, à l'oiseau.
"Il avait des chances d'être sauvé"
Les mésaventures de l'oiseau ont commencé jeudi 10 octobre dernier. L'oiseau est tombé et s'est écrasé sur la terrasse du restaurant "Les Filles du Micocoulier" dans le vieil Antibes. "J'étais au bar, je préparais mes commandes et j'ai entendu toutes les personnes présentes sur la terrasse s'exclamaient qu'il y avait un aigle", raconte un des serveurs qui a vu l'oiseau "avec l'aile coincée" dans des barreaux.
Le circaète Jean-le-Blanc a passé la nuit à l'abri dans la maison de Patrick Castellano, le retraité a constaté une amélioration en moins de 24 heures.
"Le lendemain, chez moi, il tenait déjà sur ses pattes, il s'alimentait et il ne régurgitait pas sa nourriture, alors je me suis dit, qu'il avait des chances d'être sauvé," explique-t-il.
Un retour dans la nature prévu en 2025
À la clinique de Grasse, le diagnostic est positif. Selon les vétérinaires, il a des chances de s'en sortir. Pour continuer à contrôler son état de santé, Patrick a emmené le jeune rapace au centre de soins de Saint-Cézaire-sur-Siagne. Le circaète a rejoint la cinquantaine d'animaux qui habite dans ses volières. Il va devoir vivre ici pendant quelques semaines pour se rétablir.
"Son pronostic est plutôt bon. Malgré la maigreur et la blessure, il se tient quand même bien sur ses pattes, il est vif et a toujours des réflexes", rassure Juliette Vanet, soigneuse animalière au centre de soins des Alpes-Maritimes.
"Chaque individu compte dans l'écosystème, donc on va tout faire pour qu'il retrouve la nature," promet-elle.
Les soignants espèrent qu'il pourra de nouveau être autonome à partir de 2025.













