Accusations de "comportements déplacés" à l'école de journalisme de Nice: deux enseignants licenciés

Elles étaient attendues. Les conclusions de l'enquête interne de l'école de journalisme de Nice, qui portait sur de supposés comportements déplacés envers les étudiantes de la part de deux professeurs, ont conduit au licenciement de ces derniers. L'un est licencié pour "faute grave", quand l'autre l'est pour "faute réelle et sérieuse".
La direction annonce la nouvelle dans une lettre ouverte adressée au personnel et aux étudiants de l'école. Elle y écrit avoir fait la lumière, au cours l'enquête interne, sur "des relations consenties (évidemment interdites dans les contrats de travail de nos enseignants), des prises de contact inappropriées sur les réseaux sociaux, des comportements séducteurs...", rapporte Nice Matin.
Gestes et commentaires inappropriés
L'enquête interne aurait été lancée après une plaisanterie lancée par un étudiant lors d'un cours, qui laissait entendre que des encadrants auraient eu des comportements déplacés envers certaines étudiantes.
Plusieurs étudiantes ou anciennes étudiantes ont ensuite témoigné dans les colonnes de Nice-Presse et Actu Nice, qui ont révélé l'affaire. BFM Nice Côte d'Azur a également recueilli les témoignages de plusieurs étudiantes, qui ont dénoncé des gestes inappropriés. L'une d'entre-elles a notamment affirmé qu'un membre de l'équipe pédagogique l'aurait "forcée à s'asseoir sur ses genoux et attrapée par les hanches".
D'autres témoignages font état de "drague lourde", de "compliments gênants sur les réseaux sociaux" mais aussi de "baisers imposés sans consentement", expliquait le 8 juin dernier sur le plateau de BFM Nice Côte d'Azur Clément Avarguès, directeur de la rédaction de Nice-Presse. Sept personnes ont été citées par les étudiantes.
Les enseignants avaient alors été suspendus et mis à pied à titre conservatoire dès la fin du mois de mai, lorsque la direction de l'école, selon elle, a appris les faits.
L'enquête interne avait dans un premier temps été remise en question lors de son lancement, notamment puisque le cadre de l'équipe pédagogique choisi pour la mener a lui-même été mis en cause. À ce jour, aucune plainte n'a été déposée.













