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À Grasse, la marque Lancôme cueille les premières roses pour la fabrication de ses parfums

BFM Côte d’Azur Célia Vallet et Laurène Rocheteau
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L'enseigne de luxe avait acheté un domaine de quatre hectares à Grasse en 2020. Elle y a planté plus de 10.000 rosiers pour ses parfums.

L'heure est à la cueillette sur la Côte d'Azur. La marque de cosmétiques de luxe Lancôme a tout juste commencé à cueillir ses premières roses sur son domaine de Grasse.

Une plantation de quatre hectares, baptisée "Domaine de la Rose", que l'enseigne a acquise en 2020. Elle y cultive des rosiers centifolia, utilisés dans la fabrication de ses parfums.

10.000 rosiers à parfum

Il faut normalement attendre au minimum trois ans après avoir planté des rosiers centifolia afin d'avoir une récolte suffisante. Mais cette année, la saison de floraison a été particulièrement fructueuse.

C'est Antoine Leclef, jardinier du Domaine de la Rose, qui prend soin de chouchouter les 10.000 rosiers centifolia de l'exploitation. "Elles me connaissent, je les connais, je les arrose toutes une par une. Je sais celles qui vont bien, celles qui ne vont pas bien, et tous les jours, je fais un tour du domaine pour savoir où elles en sont", explique-t-il à BFM Côte d'Azur.

Une fois les pétales ramassés, il faut aller très vite pour garder le maximum de molécules odorantes. Le transformateur les extrait généralement deux heures après la récolte, c'est pourquoi le domaine possède sa propre distillerie.

Les pétales cueillis sont ensuite déposés sur un plateau et placés dans un alambic. "On va remplir avec de l'eau, et on va fermer", explique Marie Rosenstiehl, directrice adjointe du Département olfactif du groupe L'Oréal. "Les molécules odorantes vont être extraites par la vapeur d'eau. On refroidit, et on récupérera l'eau de rose à la sortie."

Des retombées économiques pour la ville de Grasse

La marque Lancôme possède en tout trois domaines dans la région, soit dix hectares de culture au total. De son côté, la ville de Grasse aimerait continuer à réserver des terrains de sa commune à la culture de plantes à parfum.

"On est en train de réaccueillir des grandes maisons qui n'étaient plus forcément présentes sur le territoire, qui s'intéressent à ce territoire, et qui vont forcément amener du développement économique", explique Jérôme Viaud, maire de Grasse.

Des travaux sont encore en cours sur la maison du Domaine de la Rose, mais ce dernier pourrait accueillir du public dès 2023.