Le nouveau chef de corps du 4e RCh de Gap donne ses orientations
Le colonel Geoffroy Binnendijk se prépare à une année intense dans un contexte international tendu. - Gaël Lanoue
Le 4e Régiment de chasseurs a fait sa rentrée, et ce n’est pas la pluie battante qui va perturber le programme. Dans leur base de Gap, la coutume du lundi matin, c’est levée des couleurs et course, avant de commencer la journée.
Et il y a bien du travail, car le régiment est l’un des plus déployés en mission sur le territoire national ou en opération extérieure. D’ailleurs, certains escadrons sont rentrés du Liban début juin, d’autres font leur sac pour partir en mission dans le cadre du plan Sentinelle.
De son côté, le nouveau chef de corps du régiment, le colonel Geoffroy Binnendijk prend ses marques : il est arrivé début juillet pour prendre la suite du colonel Vincent Flore. Âgé de 42 ans, ce militaire est un fin connaisseur du 4e Régiment de chasseurs. Son père y a servi, et c’est au sein de cette unité qu’il a connu les plus grands engagements opérationnels de sa carrière : Mali, Niger, Afghanistan.
"Un attachement très fort à ce régiment"
Mais plus encore, Geoffroy Binnendijk s’identifie pleinement à ce régiment. "Pour y avoir passé de nombreuses années, j’ai vraiment développé un attachement très fort à ce régiment, à son identité de cavalier et de montagnard. J’ai tissé des liens avec de nombreux chasseurs […] que j’ai une grande joie de retrouver, pour à nouveau vivre cet esprit de corps auquel je suis très attaché", explique le nouveau chef de corps. Il a chevillée en lui, plus que jamais, la devise de son régiment : "Toujours prêt. Toujours volontaire."
Nommé pour 2 ans, le nouveau chef de corps aura donc fort à faire dans le contexte international que l’on connaît.
"Le contexte n’impose pas une rupture, mais une exigence. Nous l’avons toujours, mais je dirais que c’est le niveau d’exigence qui change", souligne le colonel Geoffroy Binnendijk.
Les nouvelles modalités de la guerre étudiées
Outre le travail habituel d’entraînement en conditions rudes (milieu montagneux, grand froid) et de maîtrise des véhicules, les enjeux se portent sur la préparation aux nouvelles modalités de la guerre.
C'est notamment le cas sur le front en Ukraine avec l’usage des drones et l’importance de savoir s’en défendre comme de maîtriser ses atouts, notamment de détection. De même, la guerre électronique ne cesse d’évoluer et d’intégrer l’intelligence artificielle. Enfin, le recrutement et la formation restent une donnée essentielle. Le colonel souhaite le retour de journées portes ouvertes en 2026, pour permettre à tous les Gapençais de connaître "leur" régiment, comme il aime insister.













