L'ultra-cycliste Richard Patrosso bat le record du col du Granon
L'ultracycliste Richard Patrosso sur le col de l'Izoard, le 12 août 2024. - BFM DICI
9 531 mètres de dénivelé positif et 102,6 kilomètres parcourus en à peine 18 h 53 minutes ! C'est le nouvel exploit du compétiteur Richard Patrosso qui, malgré un entraînement limité et une grosse chaleur, a réussi son pari fou de gravir neuf fois d'affilée le col du Granon au-dessus de Saint-Chaffrey ce mercredi 11 juin.
Un exploit parmi d'autres puisqu'à seulement 37 ans, le coureur de Lagrand peut se targuer d'avoir répété neuf ascensions d'affilée du col de l'Izoard (version longue) l'année dernière après, entre autres, le col de La Bonette, Vars et la montagne de Lure.
Pour Richard Patrosso, il s'agit aussi de compétition. "J'ai toujours été à l'aise quand ça grimpe, c'est la course au record pour moi, c'est dur à comprendre qu'il s'agit de compétition mais pour moi ça l'est et c'est même mon moteur, sans avoir ça en tête je n'irais pas loin", explique-t-il.
"J'avais envie de faire quelque chose dans ce col. Quelque chose d'énorme, qui ferait peur à beaucoup. J'avais envie de battre le record de montées consécutives. Pour donner plus de valeur à ce record, je voulais atteindre (donc, dépasser) les 8 848 mètres de dénivelé positif (Everesting). Il fallait donc que je le grimpe 9 fois d'affilée. Un truc de fou, complètement dément", ajoute-t-il.
Le col du Granon: une bête noire dans l'histoire du cyclisme
Long de 11,3 kilomètres seulement mais avec une pente moyenne de 9,2 %, c'est une montée extrêmement difficile pour les cyclistes, sans véritable zone de repos pour les jambes et le cardio.
Le Tour de France n'est venu que deux fois au col du Granon, mais ça a suffi à le rendre célèbre et mythique. À chaque fois, ceux qui étaient en passe de gagner le Tour l'ont perdu.
Bernard Hinault et Tadej Pogacar ont perdu et le maillot jaune et le Tour de France au Granon. C'était en 1986 et 2022. "La veille, j'avais repensé à ces anecdotes et je m'étais demandé si mon pari était réalisable car s'attaquer impunément au Granon !" explique Richard Patrosso.
Une "marmotte" à deux doigts de créer l'accident
"Comme une marmotte avait traversé la route devant moi au début de la troisième descente et est passée à 5 centimètres devant ma roue, je ne voulais plus descendre de nuit.
Je ne sais pas comment j'ai fait pour ne pas taper dans cette marmotte. Mais à plus de 70 à l'heure, je n'ose pas imaginer dans quel état je serai aujourd'hui si je l'avais tapée" a expliqué le coureur.













