BFM Business

Prix du contrôle technique: un comparateur officiel mis en ligne par Bercy

BFM Business Julien Bonnet , Journaliste BFM Auto
Des prix variables selon les centres de contrôle technique.

Des prix variables selon les centres de contrôle technique. - IA Flash

Téléchargez la nouvelle application BFM
Un site permettant de comparer les prix du contrôle technique a été mis en ligne par le ministère de l'Economie et des Finances. Encore incomplet, avec 70% des centres recensés, il vise à redonner du pouvoir d'achat aux automobilistes.

Bercy a mis en ligne un comparateur des prix du contrôle technique, avec l'objectif affiché de redonner du pouvoir d'achat aux Français. Cette visite médicale automobile est obligatoire quatre ans après la première immatriculation d'un véhicule et tous les deux ans ensuite.

Trouver le bon prix facilement

Or, le prix du contrôle technique peut varier quasiment du simple au double dans certains cas. "Exemple dans le Pas-de-Calais, où l'inspection est facturée entre 45 euros et 85 euros. Ou dans les Bouches-du-Rhône où la note s'échelonne entre 65 euros et 110 euros pour, au final, le même coup de tampon", note un article du Parisien.

En outre, les tarifs ont également augmenté récemment avec le durcissement du contrôle technique: +12,3% en moyenne fin 2019, soit un an et demi après l'adoption de cette réforme. C'est d'ailleurs dans ce contexte que le gouvernement avait annoncé la mise en ligne à venir de ce comparateur.

Construit sur le même modèle que le comparateur officiel des prix des carburants, le nouveau site ne recense pour le moment que 70% des centres de contrôle technique (6404 au total agréés en France). Bercy assure toutefois que les retardataires devraient communiquer leurs tarifs dans les semaines à venir.

Un "gadget"

Les professionnels semblent sceptiques sur les effets de ce comparateur. "L'Etat incite les automobilistes à faire 30 km pour gagner 3 ou 4 euros", a réagi au Parisien Laurent Palmier du Conseil national des professions de l'automobile (CNPA).

Pierre Chasseray, délégué général de l'association 40 millions d'automobilistes, évoque de son côté un "gadget", appelant plutôt à s'intéresser aux prix de la réparation automobile.