En janvier, il s'est vendu davantage de voitures d'occasion de plus de 15 ans que de véhicules neufs

Les vignettes Crit'Air n'y feront rien… Le mois de janvier restera celui des (vieux) véhicules d'occasion. Selon l'observatoire Cetelem, il s'est vendu plus de véhicules de plus de 15 ans (109.245 immatriculations) que de véhicules neufs (102.000) en janvier 2022. Il s'est d'ailleurs aussi vendu plus de voitures de plus de 10 ans (103.302 immatriculations).
Si le chiffre total (444.107 immatriculations en janvier) est en baisse de 9,5% par rapport à janvier 2020, ces statistiques augmentent encore un peu plus l'âge moyen du parc automobile. Il était de 9 ans en 2017 et est désormais de 11 ans pour cette année avec 55% de véhicules qui roulent encore au diesel.
"Le marché de l'occasion a toujours été tiré par le très récent et le très ancien" analyse Flavien Neuvy, directeur de l'Observatoire Cetelem. Les Français choisissent majoritairement une voiture de seconde main qui bénéficie d'une belle décote ou un véhicule ancien mais peu cher à l'achat.
"La voiture neuve est devenue un produit de luxe" résume Flavien Neuvy.
Selon L'Argus, un véhicule neuf coûte en moyenne 27.000 euros tandis qu'une voiture de plus de 15 ans se négocie en moyenne à 3000 euros.
Une pénurie qui grippe l'ensemble de la chaîne
A ce mouvement structurel s'ajoute un mouvement conjoncturel qui vient assécher les immatriculations de véhicules neufs et d'occasions récentes: la crise des semi-conducteurs qui pénalise les constructeurs.
Faute de puces électroniques, les chaînes tournent au ralenti et les loueurs, principaux pourvoyeurs d'occasions récentes, ne peuvent pas renouveler leur flotte et conservent plus longtemps leurs véhicules. Résultat, les occasions récentes se raréfient et amplifient un peu plus les achats de vielles occasions. Une situation qui freine ainsi le renouvellement du parc automobile.












