Tenways, cette nouvelle marque qui veut affronter Cowboy, VanMoof et Moustache

Nous avons testé le Tenways CGO 600 Pro - PS
En deux ans, plus des dizaines de nouvelles marques de vélos sont apparues. Et cette vague n'est pas finie. Le dernier arrivé se nomme Tenways, une marque venue de Hong Kong et fondée il y a deux ans en crowdfunding. Ses vélos sont assemblés dans les pays de l'Est avec des composants chinois, une stratégie pour vraisemblablement ne pas être pénalisée par la loi antidumping européenne.
Tenways propose une gamme composée de quatre vélos (cadre alu fermé ou ouvert). Leur design rappelle, et ce n'est pas un hasard, des marques en place comme le belge Cowboy, le néerlandais VanMoof ou même le français Moustache.
Pour séduire les clients, Tenways a tout misé sur les prix très serrés: entre 1600 et 1900 euros pour les modèles CGO (600 et 800) et 2400 euros pour le dernier né, l'Ago X (un clin d'oeil à Tesla?), un modèle polyvalent équipé d'un moteur Bafang de 80Nm, d'une transmission Shimano 10 vitesses.

Ces vélos sont-ils "low cost"? Oui, mais ils ont tout ou presque: une batterie amovible intrégrée dans le cadre (360, 374 ou 504 Wh selon les modèles). L'autonomie va de 70 à 100 kilomètres. Parmi les équipements phares: des freins à disque, une courroie Carbon Gates plutôt qu'une chaîne pour trois d'entre eux, des éclairages dont celui de l'avant intégré dans le cadre et une appli pour géolocaliser son cycle et établir un itinéraire.

Ils sont aussi équipés de pneus anti-crevaison, d'un porte bagage, de gardes-boue et d'une béquille. Le poids? le modèle que nous avons testé, le CGO 600 Pro, ne pèse que 15 kilos sans les accessoires et 18 avec. Les trois autres sont entre 19 et 27 kg (sans les accessoires).
Un bon rapport qualité-prix
Nous avons donc testé le CGO 600 Pro, un vélo cadre fermé sportif proposé à 1800 euros. Esthétiquement, peu à dire tant il est sobre et de qualité en terme de soudures. Il est équipé d'un moteur brushless de 250 Wh de 35 Nm dans le moyeu de la roue arrière et d'un capteur de couple magnétique pour adapter la vitesse à la puissance du pédalage.

La puissance n'est donc pas au rendez-vous. Elle est suffisante pour se déplacer tranquillement en ville mais il faudra éviter les côtes. Les trois modes sont en effet efficaces sur le plat, mais sans vitesse du fait de la courroie, il faudra un peu transpirer pour gravir les montées. D'autant qu'une fois les 25km/h légaux atteints, impossible d'aller plus vite. On a même l'impression de pédaler dans le vide. Et évidemment, plus on pédale fort, plus vite la batterie s'épuise.

La vitesse, le mode, le trajet programmé sur l'appli smartphone et le niveau de batterie sont affichés sur un petit écran de l'ordinateur de bord. Ce boitier comporte trois boutons pour allumer le moteur et changer de mode. On est loin du dispositif numérique des concurrents, mais c'est simple et efficace.
Dernier point, l'achat. Les vélos se commandent en ligne et arrivent en deux jours depuis les Pays-Bas. Mais ils faudra savoir bricoler un peu pour remettre le guidon et fixer correctement la roue avant en connectant le frein à disque et en réglant correctement le pare-boue. Un détail pour les experts, mais pour un néophyte, ça peut être une vraie galère.
Pour le dire de façon triviale, on en a pour son argent. A ce niveau, seule la marque française Le Velo Mad fait le poids en terme de prix et avec des accessoires et des composants supérieurs.











