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Des dizaines de commerces fermés à Strasbourg, la mairie assure que le centre-ville "ne meurt pas"

BFM Alsace Célie Debes avec Florent Bascoul
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En quatre ans, le nombre de boutiques fermées dans le centre-ville de Strasbourg est passé de 4,7% à environ 7%. Joël Steffen, adjoint au maire chargé du commerce a assuré ce vendredi 21 mars, qu'une dizaine de projets vont s'implanter dans l'hypercentre d'ici à la fin de l'année.

L'hypercentre de Strasbourg compte des dizaines de commerces fermés, mais face à ce constat, le maire-adjoint au commerce, Joël Steffen, a soutenu ce vendredi 21 mars que le centre "ne meurt pas". L'élu avait donné rendez-vous à la presse dans le centre-ville pour défendre l'action de la municipalité. Depuis 2020, le taux de vacance commerciale est passé de 4,7% à presque 7%.

"Derrière le nombre croissant d’enseignes transitoirement vides, la 'vacance commerciale', de Strasbourg est toujours bien plus basse que dans des villes comparables, et de nombreux projets sont en gestation pour des reprises", a-t-il assuré dans une longue publication sur son compte Facebook.

Un repreneur pour l'ex-brasserie Kohler-Rehm

Joël Steffen indique qu'une dizaine de projets vont se concrétiser d'ici à la fin de l'année avec des installations dans des commerces fermés jusqu'alors.

Ainsi, cet été, l'ancienne brasserie Kohler-Rehm sur la place Kléber, fermée depuis 2020 va être reprise pour devenir un espace de coworking qui se transforme en lieu festif en soirée. "On se dit voilà on veut un espace où l'on veut bosser un peu, on va poser son ordinateur, on va prendre un café dans la journée mais le soir, à 18 heures, le même lieu devient un afterwork", décrit Alexis Nacher, propriétaire et porteur du projet de réaménagement.

L'ex-Printemps fait également parti des locaux notoirement fermés qui doivent accueillir un nouvel exploitant.

"Discours catastrophistes"

Joël Steffen dénonce des "discours catastrophistes voulant manifestement décourager les habitants, les visiteurs, les commerçants et les investisseurs" et indique qu'un travail invisible est mené pour trouver de nouveaux porteurs de projets.

"Cela prend du temps, administratif, technique, financier, surtout lorsque les loyers demandés sont (trop) élevés, ou pour les grandes surfaces, ou les chantiers complexes", indique-t-il.

Plusieurs visiteurs interrogés décrivent leur centre-ville idéal au micro de BFM Alsace comme Frédéric, comptable. "Qu'il soit dynamique, qu'il y ait des boutiques, que la circulation soit facile".

Chiara, enseignante, déplore un manque de diversité. "Il y a un Starbucks, une boutique Apple, Undiz, Stradivarius, on veut des commerces plus locaux".

"Concept store, seconde main"

Sarah, une étudiante, réclame "des commerces, des espaces pour se poser, se retrouver entre amis, des bars, des restaurants". Or, la mairie entend limiter l'implantation de nouveaux restaurants qui constituent déjà un tiers des commerces du centre-ville.

L'adjoint au commerce qui préside par ailleurs l'office du tourisme de Strasbourg a pour priorité de diversifier l'offre commerciale. "Il y a ceux qui viennent pour privilégier certains types de boutiques, les concept store, des choses de seconde main, et d'autres qui cherchent beaucoup de moment de convivialité, d'échanges, de gourmandises", décrit-il à notre micro.

Depuis 2023, la ville de Strasbourg s'est dotée d'un droit de préemption commercial. Cet outil permet à la collectivité d'être informée de la mise en vente d'un commerce, et, le cas échéant, de s'opposer à l'installation d'un exploitant qui compromettrait l'équilibre de l'offre globale.

L'Eurométropole va désormais ouvrir son dispositif d'aide au commerce de proximité autrefois uniquement ouvert aux centre-villes hors Strasbourg.